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 Siam, siamounette, siaminette, saminette (...)

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Siam Kherin
Professeur d'études des moldus / Etudiante en médicomagie
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Féminin Nombre de messages : 1043
Age : 28
Date d'inscription : 03/12/2006

PERSONNAGE
Âge/Année: 13 ème Année à Poudlard. - 6 ème année de Médicomagie.
Poste ou Métier: Professeur d'études des Moldus - Médicomage.
Situation familiale: Célibataire

MessageSujet: Siam, siamounette, siaminette, saminette (...)   Jeu 2 Oct - 15:00

(...) Qui que vous croyez, elle est là.


La répartition de celle que vous avez connu au tout début.

Citation :
Prénom

Siam

Nom

Kherin

Année

Siam est en sixième année.

Origine

Siam est 100% anglaise :D

Famille:

Siam habite pour le moment dans un orphelinat, près de Londres, depuis qu'elle a dû quitter celui qu'elle avait connu pendant près de 7ans. Ce dernier se situait au nord de l'Angleterre, dans une région assez froide.
Ce n'était pas un orphelinat sorcier et en ce qui concerne les ascendances de la jeune fille, toute sa famille est constituée de sorciers, bien qu'elle ne le sache pas pour son père, puisque celui-ci n'a jamais montré le moindre signe de pouvoir devant elle, tout comme sa grand mère d'ailleurs. Elle pense qu'elle tient ses dons du coté de sa mère, mais ne sait rien de sa famille maternelle.

Physique de votre personnage:

Son visage fin est entouré d'une chevelure brune, lui tombant dans le dos, à moins que la jeune fille ne les ait noués en queue de cheval ou autre. Quelques mèches rebelles lui parcourent le visage, éclairé par un regard lumineux et expressif. Ses yeux révèlent souvent ses émotions et ses sentiments, car malgré son talent de comédienne, elle reste quelqu'un de franc, qui peut ne pas marcher ses mots.
La jeune femme a longtemps été un garçon manqué. Dans le monde moldu où elle a vécu, et vit encore, elle était rarement vêtue d'habits féminins, préférant largement les pantalons et tee-shirts aux robes et jupes. Puis, les années ont passé, sans pour autant changer complètement ses habitudes, eh oui, il serait bien miraculeux qu'elle ne revêtisse une robe mais elle a fait des efforts, et on peut reconnaître en elle une fille XD.
Pourtant, Siam est plutôt grande, assez mince, voir maigre, étant plus habituée à bouger dans tous les sens qu'à se laisse aller chez elle. Elle se tient droite, dû à sa fierté et aux règles strictes de son orphelinat.
Quant à ses qualités physiques, on ne peut pas dire qu'elle soit très forte, surtout en voyant le peu de muscles qu'elle possède, mais, cependant, elle est très rapide et fait preuve d'une extrême habilité, sa vue et sa maîtrise de l'équilibre étant excellentes.

Histoire

Un soir d'hiver, des cris se firent entendre, brisant le silence et par la même occasion, l'ambiance lourde et pesante qui s'étaient installée. Autour du nourrisson, peu de gens se pressaient, occupés par une autre tache, autrement plus douloureuse. Une jeune femme, allongée sur un lit où les draps étaient à présent tachés de sang, perdait peu à peu la couleur de ses joues, pour finalement garder sur son visage une pâleur cadavérique. Ses longs cheveux bruns collaient sur son front et entouraient sa tête d'un halo sombre; tandis que ses yeux ne reflétaient plus aucunes expressions. Seul, un sourire étirait ses lèvres, donnant l'impression d'un bonheur paisible. Une main s'approcha de son visage et d'un geste délicat, baissa ses paupières. Cette femme ne se réveillerait plus jamais.
Un cri, alors, déchira la nuit: "Maman!!"

Les années passèrent, plus longues les unes que les autres et n'apportant à la fillette aucuns sentiments qui se seraient révélés être de l'amour.
Son père ne posait presque jamais ses yeux sur elle, de peur de n'y voir l'ombre de sa mère. Il est vrai que sa fille avait prit plus sur sa compagne que sur lui même. Plus elle grandissait, et plus il voyait en elle, la femme qu'il avait perdu et qu'il regrettait plus que tout. Pourtant il ne pouvait détester ou ressentir une quelconque aversion pour l'enfant, alors étant incapable de lui prouver son amour ou l'affection qu'elle aurait dû recevoir, il restait près d'elle, silencieux et triste.
La fillette pouvait alors le contempler longuement, gardant ses mots pour elle. Ses yeux clairs se posaient sur son père, essayant de le comprendre, lui qui se murait dans un silence impénétrable. Elle ne voyait aucune colère en lui, mais elle ne pouvait s'empêcher de tout faire pour essayer de trouver une marque, ne serait-ce qu'un pâle sourire ou une légère caresse dans ses cheveux, qui lui montrerait qu'il ne la détestait pas.
Puis un jour, alors qu'elle n'était âgée que de 6 ans, son père mourut, emportant avec lui, toutes les réponses aux questions qu'elle se posait déjà.

On décida que la meilleure solution était de la remettre à sa grand mère paternelle, rare membre de sa famille encore en vie.
Celle-ci était frappée de cécité, mais bien que la vue lui avait été ôtée, son coeur pouvait voir au delà des carapaces que montaient les gens devant eux pour se protéger ou se cacher des autres. Siam n'en faisait pas exception.
Dès sa venue, sa grand même sentit le trouble qu'une petite fille comme elle, qui n'avait connu alors aucunes tendresses particulières, pouvait ressentir. Elle la prit sous son aile, réchauffant son coeur en lui insufflant une présence féminine et un amour sincère. Sa grand même avait peu connu sa mère et ne pu répondre aux questions de sa petite fille, bien qu'elle fasse de son mieux pour se remémorer ses souvenirs. Elle portait, cependant en elle un lourd secret qu'un jour elle devrait communiquer à Siam, mais le moment ne venait jamais même si de toute évidence, cette excuse ne durerait pas bien longtemps, elle répugnait de devoir lui dire.

Près d'un an passa où Siam resta auprès de sa grand même, avant que ne survienne un événement inattendu.
Ce fut un après midi que cela se déroula. Un après midi ensoleillé, qui ne demandait qu'à attirer les gens à l'extérieur. A 7 ans Siam ne pensait qu'à courir, jouer et profiter de toutes les occasions possibles de n'en faire qu'à sa tête. Elle avait pour habitude de se rendre en forêt, là où elle pouvait bouger à son aise. Bien que très jeune, sa grand mère lui faisait confiance et savait que sa petite fille connaissait ses limites. Seulement, Siam avait beau être maligne et souvent calme, elle avait un penchant pour le danger et sa témérité ne s'en trouvait que renforcée. C'est alors que, pendant qu'elle grimpait à un arbre, son pied glissa et elle se retrouva pendue dans le vide, ne se retenant à une branche que d'une seule main. Complètement effrayée, elle se sentit tomber. Elle ferma les yeux, ne voulant pas voir ce qui allait arriver, mais contre toute attente, rien ne se produisit. Alors, timidement, elle ouvrit les yeux pour se rendre compte qu'elle se situait à une dizaine de centimètres du sol. Elle poussa un cri et atterrit lourdement au sol.
Elle venait de découvrir ses premiers dons pour la sorcellerie.

Ensuite, tout s'accéléra. Siam était assez intelligente pour comprendre que c'était sa peur qui avait tout déclenché, et qu'il ne serait pas très judicieux d'en faire part à sa grand mère, ou à qui que ce soit. Dès lors, elle mit tout en oeuvre pour retrouver ces effets et les contrôler. La fillette prenait en maturité face à ce secret, qu'elle ne divulguait à personne. Elle n'était pas assez folle pour se jeter dans la gueule du loup, sachant pertinemment qu'elle n'attirerait que la peur autour d'elle.
De plus, elle ne voulait pas revivre la même chose qu'avec son père et redoutait que sa grand mère n'ai la même attitude qu'il avait eu vis-à-vis d'elle si elle apprenait l'existence de ses dons. Siam les lui cacha alors, sans vraiment savoir ce qu'il adviendrait d'elle par la suite.

L'année de ses 9 ans fut, pour elle, une année décisive en bien des points.
Effectivement, on pouvait dire, sans mentir que cette année resterait gravée dans sa mémoire comme une cicatrice cuisante sur sa peau. L'enfant découvrit avec horreur, le corps sans vie de sa grand mère, après avoir attendu plusieurs heures qu'elle se lève et quitte sa chambre. Siam était alors montée au premier étage et avait découvert la vieille femme, allongée tranquillement dans son lit. Elle s'était approchée doucement de sa grand mère et quand elle avait posé sa main sur son front pour voir si elle avait de la température, elle n'avait pu s'empêcher de pousser un cri. La peau qu'elle venait d'effleurer était glaciale, comme si elle avait passé la nuit à l'extérieur, en temps de gel. Siam comprit alors qu'elle serait plus seule que jamais elle ne l'avait été auparavant.
Quelques mois passèrent, s'écoulant comme le sable dans un sablier sans pouvoir l'arrêter. Siam fut ballottée dans deux familles d'accueil pour finalement se retrouver dans un orphelinat. Cela marquait le commencement de sa nouvelle vie d'errance. Puis un jour, elle eut une visite. C'était au mois de juillet alors que la température grimpait dangereusement et que la plupart des pensionnaires avaient trouvé quelque part où aller. Son visiteur, car c'était un homme, ne devait avoir dépassé l'adolescence que de quelques années seulement et quand il se rencontrèrent, il posa un oeil bleu clair sur elle, ne laissant paraître aucunes émotions visibles.
Ils eurent une grande conversation pendant laquelle il lui expliqua ce que signifiait les dons qu'elle possédait, qu'elle n'était pas la seule dans le monde et qu'il était temps pour elle d'apprendre à les maîtriser. Il ajouta également qu'il l'avait inscrite dans une école spéciale qui l'aiderait au mieux pour ses études, et lui donna un sac d'affaires dont elle aurait besoin. Puis, délicatement, il sortit comme par miracle... non par magie, une baguette, de nulle part et la tendit à la jeune fille. Siam la prit entre ses doigts et sentit le bois grésiller dans sa main, l'homme l'observa et sans un sourire, lui révéla qu'elle avait appartenu à sa mère. Siam posa ses yeux sur la baguette qu'elle venait de recevoir comme si c'était un don tombé du ciel, et c'était un peu le cas, elle avait enfin quelque chose qui la reliait à sa mère.
L'homme arrangea également son inscription auprès de la directrice du pensionnat, puis s'en alla. Siam garda son visage en mémoire, et retenu son nom, "Asran", bien qu'elle ne su dire pourquoi.

Quand le jour de la rentrée vint enfin, elle se rendit au point de départ et découvrit avec émerveillement le nouveau monde qui l'attendait. Elle apprit qu'elle devrait rester 7 ans dans cette école et qu'ensuite, à sa majorité elle pourrait être libre de faire ce qu'elle souhaitait.

Mais au début de sa sixième année, l'orphelinat où elle avait grandi du fermé après la mort de la directrice. Tous les enfants durent s'éloigner, emportant avec eux, les souvenirs qu'ils s'étaient fabriqués lors de leur séjour là bas. Ils furent répartis un peu partout, séparés les uns des autres et Siam atterrit alors dans un autre pensionnat, avec quelques uns de ses camarades encore présents. Cependant ce ne fut pas le seul changement qu'elle du surmonter, car, en changeant de lieu de résidence elle du changer d'école également. C'est pour cela que sa nouvelle année, à partir de décembre environ, se passerait à Poudlard.

Caractère

Siam est une jeune fille au caractère complexe si on la connaît bien. Aux premiers abords, elle parait vive, joviale, souriante et agréable à vivre, mais cela ne fait pas toute sa personnalité.
Dans son coeur, elle se sent en permanence seule, peut-être est-ce dû aux nombreuses pertes qu'à connu son existence, et qui l'ont plus profondément blessée qu'elle ne saurait l'avouer; mais en un sens, ces épreuves l'ont rendu plus forte et plus déterminée.
Siam a une volonté de fer, quant elle a un but à atteindre; elle fera tout pour parvenir à ses fins, jusqu'à y risquer sa vie. Ce coté téméraire peut la mettre en danger, mais elle s'en fiche bien, si c'est ce qu'elle souhaite. Cette jeune fille possède également une fierté incroyable, qui la pousse à accepter tous les défis, même face à des adversaires plus forts qu'elle.
Cependant, malgré son coté solitaire et revêche, sa témérité et son ego, Siam est une personne qui ne peut s'empêcher de venir en aide à son prochain, même s'il s'agit de quelqu'un qu'elle ne porte pas dans son coeur. Mais à l'inverse, il lui arrive de faire preuve d'une extrême froideur vis-à-vis de certaines personnes, ou quand son humeur la pousse à agir ainsi, ce qui peut être régulièrement.
Elle n'est pas de nature à juger les gens, elle même détestant être jugée et par dessus tout, elle déteste qu'on lui fasses la leçon, mauvais souvenirs de son séjour à l'orphelinat.

Matière favorite

Siam adore les sortilèges et enchantements, et c'est d'ailleurs la matière où elle est la plus douée, ce qui peut être incroyable, puisqu'elle n'est pas vraiment bûcheuse. Les sortilèges sont juste une exception à la règle ;)

Ses projets pour l'avenir

Très bonne question!...
Siam voudrait retrouver sa famille, chose qui est essentiel pour elle. Elle souhaite voyager et devenir complètement indépendante mais se demande encore comment elle va faire pour subvenir à ses besoins dans la mesure où elle vit pour l'instant dans un orphelinat, que tous les membres de sa famille qu'elle connaisse sont morts et qu'elle n'est pas super douée pour les études (oui bon à part les sortilèges).


Dernière édition par Siam Kherin le Ven 22 Jan - 22:04, édité 3 fois
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Siam Kherin
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MessageSujet: Re: Siam, siamounette, siaminette, saminette (...)   Jeu 2 Oct - 15:30

Naissance jusqu’à aujourd’hui:



Lors de la naissance de Siam, sa mère mourut. Son frère et sa famille ayant assisté à l’accouchement, furent donc au courant. Son frère, âgé de 7 ans environs, fut confié à la sœur de sa mère, tandis que le père s’occuperait de sa fille.

Pendant 6 ans, le père, prit donc soin de Siam, bien que cela soit encore un grand mot. Il ne la détestait pas, loin de là, mais il voyait en elle, la femme qu’il avait tant aimée, et qui lui avait été prise. Impossible alors de lui témoigner un quelconque attachement, et la petite fille ne connut pas réellement l’amour d’un père, alors que celui-ci restait malgré tout, à ses cotés. Finalement, ce dernier se laissa dépérir et finit par mourir.

Siam fut donc confiée à la mère de son père: une femme attachante et pleine de bonté, qui, malgré son absence de vue, vit très bien en Siam, la petite fille qu’elle resterait à jamais. Elle la prit donc sous son aile, tentant de lui communiquer le goût de cette vie si éphémère. Sa grand-mère ne pus rien dire à Siam, en ce qui concerne la magie, tout simplement parce qu’elle ne faisait pas partie de ce monde, tout comme son mari. Leur fils, le père de Siam était un sorcier, et de cela, elle en avait connaissance, mais jamais elle ne le dit à Siam, tout comme le fait, qu’elle garda pour elle, l’existence d’Asran, son frère.

La fillette profita de cet amour pour s’épanouir, et elle passait le plus clair de son temps à l’extérieur, dans la forêt se situant derrière la maison de sa grand-mère. Ce fut sur ce terrain d’exploration, qu’elle découvrit son pouvoir. Lorsqu’elle tomba à la renverse d’un arbre qu’elle escaladait, elle se retrouvera à quelques centimètres du sol, en lévitation. Par la suite, elle fit de son mieux pour réitérer cet exploit et bien vite, elle comprit que seules des émotions fortes, venaient à le provoquer.

Lors de sa dixième année, elle découvrit le corps sans vie de sa grand-mère, encore dans son lit. La petite fille fut placée en orphelinat, n’ayant plus de famille apparemment. Apparemment seulement...

Sa dixième année fut difficile, elle ne se fiait à personne, bien qu’elle avait commencé à s’occuper des enfants de l’orphelinat. Et finalement, doucement, sans pour autant oublier les souffrances du passé, elle s’ouvrit aux autres. Quelques mois avant qu’elle n’atteigne ses 11 ans, un homme vint la voir. Il lui expliqua sa nature de sorcière, et lui donna un objet en bois, fin et longiligne... la baguette de sa mère. Siam apprit à la chérir comme jamais, seul réconfort lorsqu’elle était seule la nuit dans le noir.

Elle entra dans une petite école de sorcellerie, où elle se lia d’amitié, avec Carmen (Taylor), Kelyan (Akara), Nora (Forsten), Shawn et une autre jeune fille. Carmen s’en alla lors de leur deuxième année et Siam eut l’impression de perde encore une partie d’elle-même. Mais elle n’en montra rien, s’étant endurcie au fur et à mesure du temps.

Pendant ces quelques années, elle devint une bonne élève, bien qu’elle ne faisait pas souvent ses devoirs et qu’écouter en cours n’était pas un de ses passe temps. Non, elle préférait lire quelques livres pour se cultiver ou s’entraîner à la pratique. Elle prit une place importante dans l’orphelinat, où étant l’une des plus âgées, il lui incombait la responsabilité de s’occuper des plus jeunes ou des nouveaux arrivés. Elle aimait cela, se charger d’eux en faisant de son mieux pour lui redonner le sourire. Ces derniers l’avait surnommé ‘‘grande sœur’’. La directrice Mlle Kathleen avait prit cette frêle demoiselle sous son aile dès son arrivée, et un lien s’était établi entre elles.

Finalement, lors du mois de novembre de sa sixième année, l’orphelinat prit feu. Siam ne possédant pas sa baguette ne pu strictement rien faire. Elle pénétra dans le brasier lorsqu’elle comprit que la petite Chloé était toujours bloquée à l’intérieur et que Mlle Kathleen s’était précipitée pour aller la chercher. Elle fit appel à son don, en vain. Il ne vient jamais à elle. Elle resta bloquée dans les flammes et lorsqu’elle retrouva les deux jeunes femmes au fond du couloir, la directrice lui ordonna de s’enfuir le plus vite possible.

Encore dans ses nuits, Siam voit le visage de la directrice avant que celle-ci ne la pousse en arrière, alors qu’à ses oreilles, résonnaient interminablement les cris de Chloé l’appelant désespérément. Siam ne su pas vraiment comment elle s’en était sorti, mais à son réveil, elle se trouvait dans une chambre d’hôpital, les deux femmes étaient mortes et elle possédait à présent une longue brûlure à travers son dos.



********************

....

Du feu.


De longues flammes vivaces et dangereuses qui léchaient amoureusement les murs de l'orphelinat. Une poutre se fracassa au sol, laissant entendre un bruit sourd suivit de grésillements. Siam tourna la tête.
Elle regarda autour d'elle, et se paralysa en reconnaissant la scène. Elle chercha immédiatement une manière de sortir de là, de ne plus être piégée à nouveau dans les flammes. Mais, c'est à cet instant que le cri retentit à nouveau et elle crut entendre son nom.
La jeune fille se tourna vers l'endroit d'où venait la voix, sentant comme autrefois son coeur battre sous l'effet de la terreur. Que pouvait-elle faire? Siam se passa les mains dans les cheveux et avança parmi les flammes.
Cette fois... cette fois, elle y arriverait!
Elle la sauverait! Elle ne ferait pas demi tour et arrangerait le futur, si elle était revenue en ce lieu, c'était forcément pour arranger les choses, non? Il ne pouvait en être autrement, c'était... absurde. Elle était là, alors elle changerait l'avenir!
Son regard dur, décidé, la jeune fille franchit le pas d'une porte qui, de toute évidence, conduisait à un réfectoire assez vaste. Les tables brûlaient avec douceur, comme luttant pour ne pas finir poussière, tandis que les étagères avaient disparu depuis longtemps.
Siam sursauta quand elle entendit une cafetière exploser, et elle posa sa main droite à l'emplacement de son coeur. Ses yeux la piquaient, non pas par les larmes qui arriveraient plus tard... en temps normal, mais à cause de la fumée noire qui se dégageait de ce brasier. Elle marcha, en sachant parfaitement où elle allait. Le réfectoire laissait place à un long couloir qui donnait sur les dortoirs. Siam était au bout et ses yeux se baladèrent tour à tour sur les murs et les poutres qui commençaient eux aussi à brûler. Elle prit une inspiration et se mit à courir.
Jamais personne ne l'avait battu à l'orphelinat, elle courait aussi vite que le vent, et même la mort ne la rattraperait pas mais...

*S'il vous plait, je vous en supplie... laissez moi y arriver, je veux la sauver.... je veux les sauver!!*

Les battements de son coeur s'accélérèrent, elle devait y arriver! Elle devait changer le futur! Il fallait qu'on lui laisse une chance, juste une! Elle ne demandait pas grand chose...
Un nouveau hurlement se fit entendre et Siam courut du plus vite qu'elle le put.
La porte au bout du couloir semblait reculer et plus la jeune fille courait, plus cette sensation d'éloignement se faisait forte. Noooon! Le feu la brûlait intérieurement, la fumée l'empêchait de respirer et ses cheveux lui collaient au visage tandis qu'elle continuait de courir sans s'arrêter devant le danger. Enfin! Siam posa sa main sur la porte et poussa un cri quand elle se brûla les doigts, mais elle n'y fit pas attention. Elle devait y arriver! Elle le pouvait encore! L'adolescente recula légèrement et donna un puissant coup de pied dans la porte qui s'ouvrit violement. Son regard chercha immédiatement à l'intérieur de la pièce, sachant cette fois où regarder.


- Siam! Siam, aides moi!!


La voix était terrifiée et elle frappa le coeur de Siam à jamais. Ces paroles resteraient gravées en elle, et jamais elle ne pourrait les oublier. La jeune fille mit son bras devant elle et tenta d'avancer quand une main se posa sur son épaule, la poussant en arrière.


- Vas-t-en! Cours et sors d'ici!

Siam ne comprit pas jusqu'à ce qu'elle se souvienne. Non! Pas elle! La jeune fille leva les yeux vers la femme qui lui avait ordonné de s'en aller, et croisa son regard, un regard si beau, si fragile et fort à la fois, un regard qu'elle n'oublierait pas non plus. Il la pénétra de toutes parts et elle sentit de véritables larmes monter à ses yeux.
Elle... elle ne voulait pas les perdre, elle ne voulait pas revivre ça, jamais plus.
Tout se passait comme autrefois, les détails étaient les mêmes, les sensation également mais pourquoi...
Pourquoi? Pourquoi ne lui donnait-on pas la possibilité de toute changer?

*Laissez moi! Je m'en fous de mourir, je veux qu'elles vivent!!*



********************



Les enfants de l’orphelinat furent tous séparés et envoyés aux quatre coins du pays. Siam atterrit non loin de Londres, et elle du changer d’école. Elle quitta ses amis, pour trouver Poudlard. Elle fit connaissance avec de nombreuses personnes dignes d’intérêt. Elle aurait pu aisément guérir sa brûlure, mais elle la gardait comme une marque douloureuse du passé qui la réveillait en pleine nuit. Lorsqu’elle n’avait pas sa potion contre la douleur, celle-ci pouvait être terrible, mais Siam encaissait, car, pour elle, elle méritait cette souffrance.

Un jour, elle rencontra un homme, un mangemort dans un cimetière et celui-ci, sans lui demander son avis, lui ôta sa cicatrice. Siam en hurla de frustration mais il était trop tard. Avec les semaines, elle comprit qu’il y avait de nombreuses sources de problèmes près de Poudlard et elle commença à fréquenter la bibliothèque avec plus d’assiduité. Lors qu’elle se vit kidnapper par une autre mangemort, elle apprit que tous n’étaient pas si mauvais. D’ailleurs, si Ellena était devenue une mangemort... n’était-ce pas grâce à elle? Parce qu’elle avait osé le demander à Black?

Elle apprit que Zoé, la sœur de Chloé s’était suicidée, ne pouvant supporter la mort de celle qu’elle aimait tant. Siam savait qu’elle lui en voulait, pour n’avoir pas su la protéger comme elle aurait du le faire. Et la gryffondor ne se pardonnait pas, elle ne se pardonnerait jamais pour son manque de puissance, et surtout pour n’avoir pas su utiliser son don à cet instant là.

Elle fit la connaissance de Sangjin, et au terme d’un combat, elle lui laissa la lourde tache de l’achever. Bien sur, elle avait manœuvré pour, sans qu’il ne s’en rende compte. Cependant, il l’avait mené rapidement à Sainte Mangouste, et elle fut tirée d’affaire. Ils eurent une conversation et la claque qu’elle reçu restera gravée dans sa mémoire. Elle choisit donc de suivre ses conseils et de se battre à ses cotés.

Lors d’une soirée encore un peu froide, tandis qu’elle se promenait dans la forêt, Siam tomba nez à nez avec... Carmen, son amie d’enfance. Elles parlèrent du passé, et renouèrent les liens, bien que Siam ait bien changé avec le temps.

Finalement, son esprit refusant d’entrer en paix, elle prit la décision de retrouver les enfants de l’orphelinat et de voir s’ils allaient bien. Ce n’était pas une mince affaire et il n’était pas sur qu’elle y parvienne, mais elle en avait besoin. Elle demanda l’accord au directeur, puis utiliser ses talents moldus qu’elle avait apprit lors de ses années de solitude pour se faufiler dans un bâtiment administratif, et y dérober la feuille les concernant tous. Elle y trouva alors la sienne, et... une lettre que contenait sa pochette. Elle la lu, cela venait d’Asran sans aucuns doutes, celui qui lui avait donné sa baguette. Elle ne trouva rien qui puisse l’aider, hormis le code postal sur le cachet de l’enveloppe.

Elle se rendit dans le coin concerné, et chercha encore et encore. Finalement, ses recherches ne furent pas vaines, puisqu’elle découvrit une maison presque abandonnée...
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Siam Kherin
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MessageSujet: Re: Siam, siamounette, siaminette, saminette (...)   Jeu 2 Oct - 15:32

********************


Des pas s'échappèrent, furtifs et rapides...
Des cheveux d'un blond doré se balancèrent dans son dos, en rythme avec sa course accentuée. La jeune fille s'arrêta, légèrement essoufflée à l'entrée d'une vieille bâtisse qui semblait délabrée, comme inhabitée depuis des lustres.
Son coeur fit un bond dans sa poitrine quand une silhouette pénétra la porte d'entrée, et disparut sans qu'elle n’ait eu le temps de l'observer davantage et encore moins de voir son visage.
Après une courte hésitation, elle franchit les quelques mètres qui la séparaient de la baraque, et s'approcha silencieusement de ce qui semblait être la gueule du loup dans laquelle elle n'allait pas tarder à plonger. Mais peu lui importait, ce qu'elle voulait, ce qui la maintenait en vie depuis toutes ces années, ces secrets de son passé, ces quelques bribes de mémoires qui avaient disparus, tout cela avait peut-être leur origine là dedans, ou tout du moins, peut-être y trouverait-elle des réponses.
Elle fit encore un pas et entra...
Le trou noir. La jeune fille s'écroula au sol, sa tête cognant le carrelage froid.

*Hum... quelle est cette odeur?*
Du feu. Des flammes et cette odeur de souffre qui imprégnait l'air autour d'elle, lui coupant la respiration, et lui piquant les yeux si fort qu'elle avait du mal à distinguer quoi que ce soit.
Seule une voix lui parvint, froide, cinglante, comme le fouet d'un ennemi trop longtemps caché dans l'ombre.

- Tu devrais te dépêcher de partir... Siam. Je suis sure que tu ne supporterais pas de mourir dans les flammes, ces mêmes flammes qui t'ont enlevées tant de proches. Moi tu vois, j'avais une personne qui comptait pour moi, une seule... et c'est toi qui me l'as enlevée. Tu me l'as prise. Mais sache, petite folle, que je ne t'en veux plus, la preuve... cette baguette à laquelle tu tiens tant.

Siam ne comprenait rien à ce qui se déroulait, et encore moins à la signification de ces mots qui s'insinuaient dans son esprit, sans réellement trouver de sens, jusqu'à... jusqu'à ce qu'elle reconnaisse la voix. Un vieux souvenir surgit des brumes de son passé pour prendre à nouveau forme et lui faire comprendre qui se tenait face à elle.

- Asran... murmura-t-elle, si faiblement qu'elle n'était pas même sure de l'avoir prononcé.

Le jeune homme éclata de rire, un rire froid et distinct même parmi les crépitements de ces flammes qui rongeaient le moindre objet autour d'eux. Elle tressaillit, et se concentra pour essayer d'ouvrir les yeux. Mais rien n'y fit, lorsqu'elle les eut ouvert, ce ne fut que pour quelques dixièmes de secondes, et elle ne put apercevoir le visage de son interlocuteur. Celui ci reprit son espèce de monologue, comme s'il cherchait à se débarrasser de tout ce surplus de sentiments qui sommeillaient en lui. Cependant, Siam ne comprenait pas pourquoi elle était la cause de ce tumulte qui s'abattait sur lui, elle n'avait rien fait, elle ne le connaissait même pas!

- Oui, Asran... un jour, peut-être que tu découvriras enfin qui je suis, et à ce moment là, nous aurons soit à nous battre, soit à nous allier. Je verrais bien ce que tu seras devenu d'ici là, mais je vais te donner quelques conseils petite folle... ne t'attaches pas trop aux personnes qui t'entourent, elles ne seront pour toi que faiblesse et déconcentration. D'ailleurs, il se peut que si je ne te vois pas progresser, l'envie m'en prenne de m'en prendre à l'un de tes amis.

Les paroles tournaient dans la tête de la jeune fille, mais aucuns mots ne semblaient vouloir pénétrer ses lèvres, comme si la fumée et surtout, le coup sur la tête l'avaient anéanties. Elle continua d'écouter, n'ayant pas vraiment le choix.

- Le sang qui coule dans tes veines appartient à une famille puissante, n'abats pas le déshonneur sur cette famille qui est la tienne Siam, car si je te vois ne pas représenter avec puissance le nom des.....

La voix s'était transformée en un murmure comme si elle cherchait à ne pas vraiment lui accorder cet indice, et Siam eut toutes les peines du monde à l'entendre, elle se concentra pour percevoir quoi que ce fût, en vain.

- ... te tuer. Ecoute bien ceci: deviens forte, plus puissante que tu ne l'as jamais été, et un jour nous nous reverrons, mais attention... pour cela, tu devras être seule, et ne plus avoir de liens avec quiconque, si tu veux que ceux ci vivent.

Un nouveau rire retentit, et Siam avait l'impression que ses poumons ne possédaient plus aucunes capacités d'aspiration de l'air, car elle commença à suffoquer, et la toux essoufflée qui sortait de ses lèvres ne sembla en aucuns points impressionner le jeune
homme.

-Ah au fait... je voulais te dire quelque chose avant que de partir... ton don est une capacité qui vient de ta mère, et qui appartient aux gènes de sa famille. N'essaye pas de l'ignorer, ou de le détester, car bientôt, tu ne pourras plus te passer de sa puissance ou elle te consumera... comme nous tous.

Siam tendit l'oreille pour entendre une possible suite, mais rien ne vint. Elle s'essouffla davantage à essayer de se redresser, et n'y parvint pas. La fumée se fit plus dense... les flammes plus chaudes... le brasier plus proche...

********************


Siam revint à Poudlard sonnée de ce qu’elle avait entendu et décida de faire tout son possible pour le retrouver, et lui demander des explications. Il fallait qu’elle sache, qu’elle comprenne, qu’on lui dise quelque chose! Et pour cela, elle ne devrait penser qu’à s’entraîner sans oublier la menace qu’il se relevait être pour ceux auxquels elle tenait. Le mieux était qu’elle s’éloigne, et c’est donc ce qu’elle fit.

La jeune fille devint plus froide, encore plus renfermée que par le passé. Elle évitait la foule et les conversations. Le rire ne venait plus comme autrefois, et les sourires se faisaient mélancoliques. Bientôt, elle n’eut plus le choix, et décida de demander son aide à Sakura. Cette poufsouffle était quelqu’un de fort mentalement, et elle pourrait en apprendre beaucoup à Siam. Elle lui demanda donc de l’aider à ce qu’elle n’ait plus à dépendre de personne.

Il lui fallait des réponses.

Elle devait devenir plus forte et enfin apte à protéger ceux qui l’entourent.


~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~


Vacances d’été:



Obligée de retourner dans son nouvel orphelinat, Siam prend son mal en patience. Elle a acquit de nombreuses connaissances mais les sorts de filature qu’elle avait consciencieusement apprit ne lui avaient été d’aucunes aides pour retrouver Asran. Tout ce qu’elle savait, c’était ce qu’il lui avait dit. Que pouvait-elle faire avec ces maigres informations? La jeune fille décida de faire tous les lieux possibles. Elle se rendit dans la demeure de sa grand-mère et fouilla, en vain. Elle ne trouva qu’une fine clé coincée derrière un cadre. Elle traversa ensuite la moitié du pays pour se rendre à nouveau dans la maison en flamme où elle avait, une nouvelle fois, fait face à ses peurs. Elle découvrit un poignard d’argent gravé au nom d’Alana M... sans parvenir à déchiffrer le nom de famille.

Finalement, elle choisit, avec peine, de revenir sur les lieux de son enfance, soit... la maison de son père. Celle-ci avait été vendue probablement, puisqu’elle n’avait été détruite, bien qu’elle ne soit pas habitée non plus. Elle passa la nuit là bas, enveloppée dans ses angoisses, dans ses souvenirs les plus noirs, avant de trouver quelque chose. A croire que le père avait bien été le fils de sa grand-mère, elle découvrit derrière un cadre, une photo cachée. Sur l’image, se dessinaient trop personnes. Leur visage, et le reste du décor se décoloraient au fil du temps et elle comprit que cette photographie ne datait pas d’hier. Elle reconnu à gauche.... l’homme que n’a jamais été dans ses souvenirs son propre père. Souriant, il avait l’air heureux et même fou de joie. Elle en ressentit un incroyable pincement au cœur et ce fut à cet instant, qu’elle comprit qu’elle serait à jamais seule avec son passé.

Elle comprenait qu’elle n’avait jamais pu rendre son père heureux, qu’elle n’avait jamais pu le faire sourire comme il souriait sur ce bout de papier. C’était de sa faute si elle était devenue ainsi, déjà incapable de prendre soin de ceux qu’elle aimait. Puis son regard dériva... doucement, elle observa la jeune femme aux longs cheveux, que l’on présumait fins et soyeux. Elle avait cette étincelle de vie, et de volonté dans le regard qui fit monter les larmes aux yeux de la jeune fille. Elle qui n’avait pas pleuré depuis si longtemps, ne pouvait retenir les larmes qui roulaient sur ses joues. Entre les deux personnes, se trouvait un petit garçon, dont elle présumait l’âge dans les environs 5ans. Il avait une frimousse malicieuse, mais l’étrange maturité que peu d’enfants obtiennent à son âge. L’on voyait dans son regard, quelque chose qui vous pénétrait de l’intérieur, l’on voyait dans son regard l’aspect sauvage de ceux qu’on ne peut domestiquer, l’on voyait dans son regard, la même lueur que dans celui de la jeune femme.

Un dernier détail attira son attention. Ils bougeaient. Les trois personnes bougeaient. Cette photo était issue d’une famille de sorciers, et si son père se trouvait dessus.... Siam n’osait faire le lien entre tous ces détails. Ce n’était pas possible. Son père aurait été un sorcier? Cette femme alors... sa mère. Le garçon? Son... son... non elle ne pouvait y croire, elle ne pouvait pas l’imaginer. Elle avait un frère, elle avait une mère, et quelle mère! Son visage mystérieux, qui ne se laissait déchiffrer facilement, et où pointait un sourire chaleureux, d’une femme qui a des choses à rattraper. Siam ne se rendait même plus compte des larmes qui continuaient de couler, elle en avait même perdu le fil du temps.

Elle se laissa tomber au sol, perdue dans les méandres de son esprit.
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Siam Kherin
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MessageSujet: Re: Siam, siamounette, siaminette, saminette (...)   Jeu 2 Oct - 15:34

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~


Résumé plus détaillé des vacances :


7 juillet.


Je ne vois pas. J’ai beau réfléchir et ressasser tous les détails que j’ai réussi à acquérir durant ces dernières années, je ne vois pas où est-ce que je pourrais aller. Ma grand-mère est morte sans jamais rien me dire. Pareille à une tombe, elle restait près de moi, mais ne pouvait répondre à mes questions.

Au moins, j’ai apprit ainsi que mon père était un moldu. Alors, je devais probablement tenir de ma mère, à moins, d’être une née moldue des deux cotés. De toutes manières, ça ne m’aurait pas déranger, je m’en fiche pas mal en fait. Le problème, c’est que je ne sais rien sur ma mère, et je ne vois toujours pas où chercher.

Je n’ai d’elle que la baguette, génial. Sérieux, youpi ! C’est sur, que ça va m’avancer.

9 juillet.

Je suis finalement retournée là où j’ai failli y rester. Pas de traces d’Asran évidemment, ça aurait été trop beau. Ce connard devait sûrement savoir que j’étais là de toutes manières. J’ai essayé tous les sorts de filature sur sa personne et je ne l’ai pas retrouvé. J’aime pas me l’avouer mais... il me fait peur. S’il touche à ceux que j’aime, je m’en voudrais... aaaaaaaaaaah. Au moins, je peux l’écrire, à défaut de le crier. Ici, je dois me taire. Et garder tout pour moi. Mais... putain, qu’est-ce que j’aimerais l’avoir en face de moi et lui détruire la tronche. Je m’en ferais une joie immense. Je le ferais souffrir tout doucement et il me dirait ce que je veux savoir, à commencer par le sens de ses mots. De quoi je suis coupable. J’arrive pas à m’en souvenir, ça me tue ! Il pouvait pas être plus clair cet abruti ! Je le connais même pas ! Ah si ! Si... mais alors... pourquoi m’a-t-il donné cette baguette s’il veut me tuer ?

J’pige pas. Il veut savoir si je suis à la hauteur de mon nom ? Mais ce n’est pas celui des Kherin... et j’ai pas réussi à le trouver.

Comment s’appelait ma mère ? En fait... en y réfléchissant bien, tout tourne autour d’elle. Qui était-elle ?

...

Est-ce que je lui ressemble ?

15 juillet.

J’ai trouvé un poignard en argent.

Il était gravé Alana M...

Impossible de lire la suite.

C’est salé les larmes.

23 juillet.

Grand-mère avait bien un secret. Et elle ne me l’a pas dit. Est-ce qu’elle ne me faisait pas confiance ? Qui suis-je ? Et qu’est-ce que cette clé vient faire là ? Elle me rappelle quelque chose mais je ne me rappelle pas quoi. Je me triture les méninges... mais impossible de me souvenir.

25 juillet.

Je n’avais pas le choix. J’espère qu’on ne saura pas que c’est un sorcier qui est là-dessous. Je devais obtenir ces informations. Je n’avais pas le choix ! Et il ne se souviendra de rien après. Et... et qu’est-ce qu’il fichait là ce gardien, hein ? Il pouvait pas rester à son poste, dans son ptit bureau au lieu de faire sa ronde à CE moment là, comme par hasard ? Et j’avais été silencieuse ! J’ai pas bossé pendant des mois pour rien quand même ! Je n’ai rien à me reprocher... n’est-ce pas ? C’était pas grand-chose.... j’suis sure que c’était rien. Tout ira bien.

Au moins, j’ai l’adresse de la maison de mon père maintenant. J’y vais demain par le train. Je vais devoir me cacher pour éviter les contrôleurs.

26 juillet.

J’y suis. J’ai attendu que la nuit tombe pour y entrer. Tout autour de moi, les ombres se répandent. J’attends le bon moment pour... pour quoi ? Fermer les yeux ? Est-ce que je pourrais seulement m’endormir dans cet endroit ? La poussière est partout. J’ai même vu une araignée se balader sur ma godasse.

Je... je tremble. Mais, je sais que je n’ai plus rien à perdre.

27 juillet.

J’ai fouillé la maison toute la journée. C’est... bizarre. Malsain je dirais. Personne n’a vécu là depuis des lustres. La tapisserie tombe en lambeaux et les mites ont du bouffer les meubles il y a de ça déjà des années.

28juillet.

J’ai envie de rire. Oui, oui, j’ai découvert un truc ! Ah ah, mon père... grrr, c’était bien le fils de sa mère. J’avais trouvé la clé derrière un cadre, et qu’ai-je découvert en fouillant les cadres ici, hein ? Putain, j’ai découvert une photo ! Oh oui, une photo, miracle hein ? Mais qu’est-ce qu’on peut bien en avoir à foutre d’une photo, hein ?

Oh putain... j’ai envie de rire, ah ah... alors pourquoi est-ce que j’ai si mal ? Tiens, on a éteint la lumière ? Ou ce sont mes yeux qui sont flous ?

29 juillet.

J’viens de me rendre compte que je n’ai pas réussi à finir hier.

La photo...

Sur l’image, se dessinaient trop personnes. Leur visage, et le reste du décor se décoloraient au fil du temps et elle comprit que cette photographie ne datait pas d’hier. Elle reconnu à gauche... l’homme qui devait être son père. Ce géniteur dont elle n’avait presque aucun souvenir heureux, et qui, sur cette photographie riait et semblait déborder de joie de vivre. Voir un homme rire, elle n’en avait pas vraiment eu l’occasion, mais son propre père... Et l’observer ainsi, lui fit mal tout simplement. Parce qu’elle savait qu’elle n’en était pas la cause et qu’elle ne le serait jamais.

En fait, elle venait de saisir qu’elle serait à jamais seule avec elle-même.

Elle comprenait qu’elle n’avait jamais pu rendre son père heureux, qu’elle n’avait jamais pu le faire sourire comme il souriait sur ce bout de papier. C’était de sa faute si elle était devenue ainsi, déjà incapable de prendre soin de ceux qu’elle aimait. Puis son regard dériva... doucement, elle observa la jeune femme aux longs cheveux, que l’on présumait fins et soyeux. Elle avait cette étincelle de vie, et de volonté dans le regard qui fit monter les larmes aux yeux de la jeune fille. Elle qui n’avait pas réellement laissé ses pleures s’échapper depuis si longtemps, ne pouvait retenir les larmes qui roulaient sur ses joues. Entre les deux personnes, se trouvait un petit garçon, dont elle présumait l’âge dans les environs 5ans. Il avait une frimousse malicieuse, mais l’étrange maturité que peu d’enfants obtiennent à son âge. L’on voyait dans son regard, quelque chose qui vous pénétrait de l’intérieur, l’on voyait dans son regard l’aspect sauvage de ceux qu’on ne peut domestiquer, l’on voyait dans son regard, la même lueur que dans celui de la jeune femme.

Un dernier détail attira son attention. Ils bougeaient. Les trois personnes bougeaient. Cette photo était issue d’une famille de sorciers, et si son père se trouvait dessus.... Siam n’osait faire le lien entre tous ces détails. Ce n’était pas possible. Son père aurait été un sorcier? Cette femme alors... sa mère. Le garçon? Son... son... non elle ne pouvait y croire, elle ne pouvait pas l’imaginer. Elle avait un frère, elle avait une mère, et quelle mère! Son visage mystérieux, qui ne se laissait déchiffrer facilement, et où pointait un sourire chaleureux, d’une femme qui a des choses à rattraper. Siam ne se rendait même plus compte des larmes qui continuaient de couler, elle en avait même perdu le fil du temps.

Elle se laissa tomber au sol, perdue dans les méandres de son esprit.

12 août.

Je me suis réveillée y a trois jours à l’hôpital. Facile de reconnaître une chambre à l’hosto. Tout est blanc. On m’a questionné sur la raison pour laquelle je me trouvais dans cette rue y a plus de dix jours. J’ai inventé un bobard. On m’a diagnostiqué un manque de vitamines, et un stress trop élevé. Bref, j’me suis évanouie quoi, pas la peine d’en faire toute une maladie non plus. Mais apparemment, pour les infirmières, c’était plus grave que ça.

Je ne me suis pas nourrit correctement et voilà le résultat. Ah la belle affaire. Qu’est-ce que j’en ai à foutre de toute manière ?! J’ai plus rien !

J’ai jamais été voulue ! Aucune famille ! J’ai tué mon père rien que de par ma présence ! Et je ne sais même pas comment était ma mère. Faut dire qu’elle ne m’a pas beaucoup cherché, hein ! Putain, et j’ai un frère ?! Un frère ! Un frère... Qu’est-ce que je dois faire ? Si je me rapproche de qui que ce soit, il sera en danger à cause d’Asran. Je n’ai plus de liens avec le monde sorcier en fait... peut-être... peut-être que... je devrais rester chez les moldus. C’est... c’est peut-être la bonne solution. Je n’approcherais plus personne.

Mais je ne peux pas. Tant que je n’ai pas trouvé toutes les réponses, je n’arriverais pas à retrouver mon calme.

15 août.

J’suis partie de l’hôpital avant-hier. Je ne pouvais plus attendre.

Alors... je suis allée leur rendre visite. Que pouvais-je faire d’autre ? On ne peut pas tuer les morts, non ? Au moins... Asran ne pourras pas me les enlever elles.

16 août.

J’ai trouvé un endroit où aller. C’est dans l’allée des embrumes, mais j’ai pas les moyens d’aller autre part.

25 septembre.

Plus d’un mois s’est écoulé depuis la dernière fois.

Je ne sais pas trop si j’écris droit mais la formule sur la plume à papotte devrait normalement fonctionner. Faut dire, que ça me ferait chier d’écrire sur ce que j’ai déjà écrit auparavant.

Dernière nouvelle ? Je suis aveugle.

Les médicomages disent que je ne resterais pas ainsi éternellement, mais ils sont drôles eux ! Qu’est-ce que je vais faire en attendant, hein ? Depuis des semaines, je m’entraîne à voir en ayant perdue la vue, drôle de but, n’est-ce pas ? Au moins, mon instinct semble s’être réveillé. Je ne me prends plus toutes les portes ou les trucs qui traînaient dans mes pattes. Y a un progrès, mais je ne pourrais pas retourner à Poudlard tout de suite. J’ai déjà loupé la rentrée d’ailleurs. Je ne serais plus préfète, c’est déjà sur, et à mon avis, les gens vont me croire morte.

Peut-être que je ne devrais pas y retourner, en fait ? C’est peut-être la solution... Aaaaaah, j’en ai marre de me prendre la tête. Je veux retrouver ma vue ! Et je veux attraper ce putain d’Asran pour qu’il m’explique de quoi il voulait parler !

12 octobre.

J’ai beaucoup progressé. J’ai la vague impression que mes sens se sont développés. Mais, j’ai usé de toutes les formules pour améliorer ma condition. La vision nette ne m’a encore été rendue mais je peux distinguer les formes. Et mon ouie... c’est inimaginable la différence ! Je me sens différente... et en même temps je suis la même.

Je me suis entraînée avec le poignard de ma mère, et ceux que j’avais déjà. C’est la même chose qu’avant, en mieux à vrai dire. Je cours plus vite, saute plus haut, mais je sais pourquoi.

Je n’ai plus rien à perdre. Je ne vois plus, mais j’avais pas besoin de mes yeux pour comprendre ça. Il va falloir que je me débrouille.

6 novembre.

Dumbledore m’a trouvé. Je ne sais pas comment, mais il l’a fait.

Je vais retourner à Poudlard.

Personne ne sait pour Asran. Ce sont mes problèmes, pas ceux des autres.
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MessageSujet: Re: Siam, siamounette, siaminette, saminette (...)   Sam 4 Oct - 22:13

[Impro nulle et non pas vieux souvenirs de la vie de Siam.]

4 Octobre.

Le temps passe si vite. J’ai du mal à regarder en arrière sans avoir la migraine. Tant de choses se sont passées, tant de bons moments garderont leur place dans ma poitrine... des mauvais aussi. Mais le passé est ce qu’il est, je l’ai comprit depuis bien longtemps à présent.

Lucas est marié. Lucas... Cela me fait si étrange d’y penser. Le premier garçon à qui j’ai adressé la parole en arrivant ici, et... à présent ? C’est un homme, si je puis dire. J’ai assisté à son mariage, il m’avait demandé d’être son témoin. Je ne sais pas pourquoi j’ai accepté, sûrement un coup de folie qui avait altéré mon jugement. Comment ai-je pu être inconsciente au point de faire prendre des risques aussi grands à eux tous ? Il aurait très bien pu se passer un problème lors de la cérémonie ! Asran a un œil partout ! Mais, je dois bien admettre que ce fut l’une des journées les plus belles de ma vie. Surtout que j’avais réussi à obtenir la vue... Je n’avouerais jamais comment cela a pu se produire à quiconque, mais ici, ici, je peux le faire. Personne ne tombera sur ces écrits, j’en fais la promesse.

Pour recouvrer la vue et pouvoir enregistrer le moindre détail de ce jour magique pour celui que je considère comme mon meilleur ami, j’ai... j’ai sacrifié quatre ans de ma vie. Je m’explique. Autrefois, il existait nombres de magies, bien plus obscurs, étranges, et variées que de nos jours. Elles se sont perdues à travers le fil du temps, mais dans certains esprits et notamment dans certains manuscrits, datant de plusieurs siècles, et plutôt difficile à trouver, je dois dire, on peut repérer leurs traces. J’ai fait tant de recherches pour réussir ce coup de force, mais le jeu en valait le coup. Lucas et Mischa étaient magnifiques, et les sourires sur les visages de tous les élèves resteraient un souvenir impossible à effacer. Il m’a donné la force de prolonger ma lutte incessante. J’ai même vu des serpentards sourire, c’est pour dire !

Oui, ce sera une image gravée en moi, que je chérirai de tout mon cœur.

Comme je l’ai dit néanmoins, il n’y avait pas que de bons moments cette année là. Loin de là même. Delrya est morte. Emportant un bout de mon cœur avec elle. Et l’image d’une mère pour ses enfants. Seifer, Nomak et moi étions au courant. Elle m’a envoyé une lettre, dont chacun des mots résonnent encore en moi, comme une mélodie sourde arrachant des larmes à mes yeux vides. J’ai froid quand je pense à tout cela. Quand je songe à cette allée, où j’ai du trouver le notaire, vivre dans le doute et la peur que ces enfants ne vivent pas dans la sécurité. Qu’aurait voulu Delrya ? Je suis la marraine, et Nomak le parrain. Il prendra soin d’eux, je le sais. Il est parfait pour cela, véritable gryffondor au cœur pur, à qui on peut faire confiance. Cela me fait penser à ce jour où j’étais tombée nez à nez avec lui, en petite tenue. Que de souvenirs cette tour des rouges et ors...

Je suis revenue à Poudlard, comme Dumbledore me l’avait demandé. Mais cela semble si loin à présent... Juin dernier... Les Aspics... J’ai reçu mes résultats d’ailleurs. Bonnes notes, comme je l’avais décidé. Mais le chemin pour la suite n’était pas réellement tracé pour moi. Nombres de mes congénères gryffondoriesques avaient décidé de se tourner vers les aurors, rien d’étonnant pour moi. Et en ces temps troublés, peut-être était-ce la meilleure chose à faire.

J’ai 18 ans. Je ne sais pas quoi faire de ma vie. Je n’ai que peu d’indices sur mon passé et ma famille. Et le seul lien qui me reste avec un espèce de semblant d’existence reste Poudlard. J’ai donc décidé de poster ma candidature pour être une aide à l’infirmerie. Depuis mon entrée à l’école de sorcellerie, je passais de longues heures là bas, à emmagasiner le plus d’expérience possible. J’en connais un rayon maintenant. Dans un même temps, je suis les cours de médicomage à Sainte Mangouste, mais... Je sais pas, j’ai comme un vide de l’intérieur. Cela fait tellement de temps que je n’ai pas de nouvelles d’Asran, ou d’autres personnes que je me sens perdue. Je suis toute seule, et la réalité des choses me revient en pleine face : je ne suis qu’une gosse dans cette vie de merde. Je suis lasse, peut-être bien que je devrais me conduire normalement, comme tous ceux de mon âge ? Est-ce que j’en serai capable ?
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